
Au vu des événements du samedi 02 juin 2018, le Collectif Arc-En-Ciel a souhaité dans un communiqué apporter les précisions concernant la 13ème Marche des Fiertés de Maurice. Le Collectif souligne que la marche avait été annoncée depuis plusieurs semaines aux autorités pour permettre une manifestation pacifique pour la reconnaissance des Droits LGBT le samedi 2 juin à Port-Louis. Une marche qui n'a pu se tenir. La raison était que le Collectif avait a été informé par la police qu’il lui serait « impossible » de contrôler les manifestants qui avaient illégalement occupé la place d’Armes et qui avaient pour intention d’empêcher la Marche des Fiertés. Soucieux de la sécurité, des marcheurs et du public, le CAEC a donc décidé d’éviter toute confrontation dans un contexte de haine et de violence manifestes. Selon le Collectif Arc-En-Ciel, les événements du samedi 2 juin au Caudan et à la Place D’Armes représentent de graves attaques aux libertés fondamentales et aux droits humain à Maurice, car selon le communiqué, il ne s’agit plus, ici, des droits d’une petite communauté, celle des LGBT, mais des droits de tous les citoyens de ce pays. Depuis samedi 2 juin, le déferlement de soutien public et privé que connaît le CAEC témoigne, selon le collectif, de l’universalité de cette situation. Une situation qui touche, écrivent ses responsables, tous ceux qui devraient se sentir protégés par la Constitution de leur pays. Le CAEC remercie tous les membres du public mauricien qui dit-il ont témoigné non seulement leur soutien, mais aussi leur propre révolte et leur indignation devant ce non-respect des droits des citoyens. Le Collectif remercie aussi toutes les organisations, incluant des instances internationales telles l'Union européenne et l’Ambassade de France qui lui ont accordé un soutien et une solidarité exemplaires.







