
Tariq Ramadan reste pour l'instant incarcéré. Le théologien suisse de 55 ans, accusé de viols par trois femmes en France et incarcéré depuis trois mois, s'est vu refuser une première demande de remise en liberté, a annoncé son avocat à l'AFP, ce lundi 7 mai. Cette demande a été rejetée par la justice vendredi, a-t-il précisé. "Nous avons été notifié aujourd'hui et j'ai immédiatement interjeté appel", a déclaré Emmanuel Marsigny, dénonçant une décision "invraisemblable" du juge des libertés et de la détention. L'intellectuel musulman, atteint d'une sclérose en plaques, est incarcéré depuis sa mise en examen le 2 février à Paris, pour viol et viol sur personne vulnérable. Le traitement de sa maladie a été jugé compatible avec sa détention. L'enquête a été déclenchée en octobre par les plaintes de deux femmes, rejointes en mars par une troisième. Une quatrième femme a également déposé plainte pour viol à Genève.







