
Députés et sénateurs somaliens élisent le président de ce pays miné par les attaques des islamistes shebab et menacé par la famine, au terme d'un processus électoral entaché de nombreuses accusations de corruption et de trucage.
C'est une élection pas comme les autres qui se déroule ce mercredi 8 février en Somalie. 275 députés et 54 sénateurs doivent choisir le nouveau président parmi vingt-trois candidats en lice. Un suffrage indirect, car il est encore impossible d'organiser un suffrage universel en Somalie. Le pays sort de vingt ans de guerre civile et les jihadistes shebabs continuent d'attaquer les grandes villes. La peur d'un attentat est si grande que les parlementaires n’osent pas se réunir dans leur bâtiment habituel. Ils vont siéger toute la journée à l'aéroport de Mogadiscio pour voter.







